Ecoles sans toilettes : le combat silencieux des écolières

Ph Contrepoints

Dans de nombreuses écoles, l’absence de toilettes ou leur état insalubre constitue un frein invisible, mais puissant à la scolarisation des filles. Un problème sanitaire criant qui pousse certaines à manquer les cours, voire à abandonner l’école, lorsqu’elles ont leurs règles.

Dans ces établissements, le constat est réel et plutôt alarmant. Des latrines effondrées, des portes absentes, des odeurs nauséabondes et une absence totale d’eau courante transforment chaque passage en un calvaire. Pour les filles en période menstruelle, la situation devient un véritable obstacle à leur éducation. « Je préfère rentrer chez moi quand j’ai mes règles, car il n’y a aucun endroit pour se changer discrètement », confie Aïcha, une élève de 14 ans. Comme elle, beaucoup d’autre font ce choix par dignité et par nécessité.

Les conséquences sont lourdes : retard scolaire, absentéisme et, dans certain cas, abandon pur et simple. Ce problème, pourtant simple à résoudre, reste largement ignoré. « Il est inadmissible qu’en 2025, des écoles n’aient toujours pas de toilettes décentes », s’insurge un parent d’élève. Car au-delà de la simple question d’hygiène, il s’agit d’un enjeu d’égalité des chances.

Il est vrai que les autorités et les ONG plaident pour une amélioration des infrastructures scolaires, mais visiblement le changement tarde à venir. En attendant, des milliers de filles continuent de subir dans le silence, forcées de choisir entre leur dignité et leur avenir.

Ousmal Jumelia

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