La Journée mondiale des lépreux est célébrée chaque 29 janvier de l’année dans le monde. L’objectif de cette journée est de lutter contre la stigmatisation et la discrimination, en promouvant une image plus juste et plus humaine de cette maladie.
Placée sous le thème « Vaincre la lèpre », la journée internationale des lépreux est l’occasion de rendre hommage aux personnes qui ont vécu la lèpre, de sensibiliser et d’appeler à la fin de la stigmatisation et de la discrimination liée à la lèpre.
Selon le rapport du ministère de la Santé publique et de la prévention du Tchad, la campagne « Vaincre la lèpre » vise à sensibiliser le public à la lèpre, à mettre en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes affectées par la lèpre et à encourager l’action pour mettre fin à la maladie. La campagne invite le public à passer le mot que la lèpre existe toujours et qu’elle est guérissable, à se joindre à la lutte pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination et à plaider en faveur des actions visant à mettre fin à la lèpre.
La lèpre, une maladie ancestrale et mystifiée, continue de frapper dans de nombreuses régions du monde. Les personnes atteintes sont souvent ostracisées, perdant leur emploi, leur statut social et parfois même le soutien familial. Cette exclusion sociale aggrave la souffrance physique et émotionnelle des victimes. Beaucoup de ces victimes se lamentent de leur mode de vie dans la société du fait qu’elles sont rejetées, de fois par des personnes bien portantes. C’est le cas de Mahamat Saleh victime de cette maladie : « nous, les personnes atteintes de la lèpre, sommes stigmatisées par la société. Les gens s’éloignent de nous. On n’a pas souhaité d’être lépreux, mais c’est arrivé. Étant des humains comme tout autre, nous méritons de la considération ».
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 200 000 nouveaux cas de lèpre sont diagnostiqués chaque année dans le monde. Mais en dépit des avancées médicales, la lèpre demeure une maladie qui préoccupe le plus au Tchad. Le gouvernement tchadien doit créer des plateaux techniques et renforcer la ressource humaine en compétence et outils pour permettre de l’éradiquer. La population doit être également sensibilisé sur les pratiques et suivre les conseils des médecins pour faire face à cette maladie.
Marie-Claire Tari Koumninga