Les défis juridiques et sécuritaires freinent la présidentielle en Libye

Les multiples obstacles juridiques, sécuritaires et politiques poussent encore l’élection présidentielle libyenne, initialement, prévue le 24 décembre 2021, puis le 24 janvier prochain, aux calendes grecques.

Devant les députés réunis à Tobrouk, à l’est du pays, le directeur de la Haute commission nationale électorale (HNEC), Imad al Sayed charge, ce lundi 3 janvier 2022, le parlement « responsable du report du scrutin en raison des lois électorales ».

Pour lui, les deux lois (pour la présidentielle et les législatives) reçues ne correspondent pas à celles finalisées par le comité parlementaire, seul habilité, à les rédiger. Le parlement n’a pas voulu ensuite prendre en compte ses remarques et amender les lois, estime le directeur du HNEC.

Les nombreux recours devant les tribunaux pour invalider certaines candidatures nécessitent, d’après Imad al Sayeh, un délai plus long. « Car, la justice n’a examiné le recours que sur la forme, pas sur le fond. Les multiples cas de fraudes flagrantes nécessitent plus de temps pour être détectées. Ce qui aurait réduit le nombre des candidats d’une centaine à une vingtaine », relève le directeur de la Haute commission nationale électorale.

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