Les Conseillers nationaux de transition ont examiné et adopté le projet de loi déterminant les principes fondamentaux de l’organisation et de la réglementation de la médecine traditionnelle le 13 octobre 2023 au Palais de la Démocratie. C’est la 2ᵉ Vice-présidente du Conseil national de transition (CNT), Dr Khadidja Adoum Attirer qui a présidé la 5ᵉ séance plénière de la deuxième session ordinaire.
C’est un projet de loi déterminant les principes fondamentaux de l’organisation et de la réglementation de la médecine traditionnelle au Tchad. Pour la Commission Santé, Genre, Droits de l’enfant et Solidarité nationale, à l’instar des autres pays africains, la médecine traditionnelle occupe une place très importante dans les soins de santé primaires, tant dans les zones rurales qu’urbaines au Tchad. Le présent projet de loi vient formaliser le cadre de la médecine traditionnelle au Tchad, dans une perspective d’organisation et de réglementation de ce secteur. Il constitue un cadre juridique de toutes les interventions de l’État, les collectivités autonomes et les autres acteurs ayant pour effet la structuration, l’encadrement et la gestion de tous les médicaments issus de la médecine traditionnelle.
Pour le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim ce projet vient renforcer davantage la médecine moderne dont le Tchad dispose déjà. « Un tradipraticien ne s’affirme pas, mais garde sa connaissance. Tous ceux qui se disent des tradipraticiens avec les banderoles sont des charlatans », a-t-il clarifié.
Pour lui, 80% des Africains utilise la médecine traditionnelle, c’est pourquoi il faut la rendre conventionnelle. « C’est pour mettre les deux médecins ensemble pour qu’elles se complètent, créer une collaboration entre ces deux médecins pour assurer une couverture sanitaire saine », a indiqué le ministre de la Santé publique, Abdelmadjid Abderahim.
Le projet de loi a été adopté par 91 Pour, 11 Contre et 6 Abstentions.