La 2e vice-présidente du Conseil national de transition (CNT), Khadidja Adoum Attimer a présidé du 27 au 28 décembre 2023 au Palais de la Démocratie, la plénière sur le projet de Loi de finances pour l’exercice budgétaire 2024. C’est le ministre des Finances, du Budget et des Comptes publics, Tahir Hamid Nguilin qui a défendu ce projet.
C’est un projet qui prévoit en ressources 2016.124 milliards de FCFA et en dépenses 1 961,300 milliards de FCFA, soit un solde budgétaire global de 54,824 Milliards de FCFA. Le Projet de loi est préparé dans un contexte politique particulier, qui est marqué par la mise en œuvre de la seconde phase de la transition. Il s’appuie sur des perspectives macroéconomiques favorables et tient compte des engagements internationaux de l’État. Après débats, les conseillers nationaux ont adopté ce projet par 158 voix Pour, 1 Contre et 6 abstentions.
La commission en charge du projet se félicite, non seulement de l’accroissement considérable des ressources propres de l’État et des innovations introduites dans la collecte des recettes fiscales, mais également de l’augmentation conséquente des dépenses d’investissement qui permettra de booster la croissance économique. En répondant aux questions des conseillers nationaux, le ministre des Finances, du Budget et des Comptes publics, Tahir Hamid Nguilin a situé le contexte du financement dans les différents institutions et départements du gouvernement.
« Les ressources dont le ministère met en route sont des ressources votées par l’Assemblée. Les ministres ont autant voyagé cette année. Il y a des ministres qui créent des unités avec les contreparties. Ceci pour gaspiller le budget de l’État », a indiqué le patron des finances. Selon lui, le Tchad n’a pas le comptable matière. Toutes réception d’un compte, doit être faite par un comptable matière. « De 2019 jusqu’à aujourd’hui, nous sommes l’un des pays francophones qui a le plus un faible taux d’endettement avec 14 % de PIB », a-t-il rajouté.
Tahir Hamid poursuit que des sommes seront en croissance dans certains départements ministériels pour assurer un bon fonctionnement d’ici 2024.