Tahir Hamid Nguilin : « Nous soutenons une monnaie commune mais il y a trop de politisation autour du FCFA »

Le ministre des finances, du budget et des comptes publics, Tahir Hamid Nguilin a accordé une interview cette semaine à la Radio France Internationale (RFI). Plusieurs sujets d’actualités ont été évoqués. Le NDjam Post revient sur les axes forts de cet entretien.

« Nous soutenons une monnaie commune, une monnaie stable, une monnaie fixe » , telle est la position du ministre en charge des finances sur le Franc CFA. Il souligne également qu’il y’a « beaucoup de politisation dans ce dossier ». Tahir Hamid Nguilin a rappelé qu’avec le poids du dollar et la hausse du taux d’intérêt, « certaines monnaies se sont effondrées » mais que le FCFA « est assez stable ».

Le ministre Tahir Hamid Nguilin a fait aussi l’état des lieux du climat des affaires de la ZLECAF en passant par le franc CFA. Pour lui, le Tchad, pour diversifier son économie est à la recherche des investisseurs. Dans ce sens, il faut des mesures pour pouvoir les attirer. « Un processus de réformes économiques, administratives et réglementaires assez poussé qui permettra de raccourcir les délais, diminuer la paperasserie et la bureaucratie », est en vue, a t-il déclaré.

Tahir Hamid Nguilin rassure que ces mesures tendent à faciliter les démarches à entreprendre par l’investisseur. Il ajoute aussi que concernant la fiscalité, «  les zones économiques franches bénéficient d’un certain nombre de dispositions relatives à leur classement en extraterritorialité ». En plus de ces zones, « des exonérations sont accordées aux industries et entreprises qui sont sur place ».

Ces facilités et exonérations diverses visent la sortie du pays de la dépendance du pétrole. Ce dernier représente à ce jour, plus de 80 % du taux d’exportation du Tchad. Ainsi pour contrebalancer cette situation, le ministre répond qu’il est nécessaire « d’aller davantage vers l’industrie, vers la transformation agro-pastorale, sylvo-pastorale, vers les mines » et bien d’autres.

Sur la Zlecaf, Tahir Hamid Nguilin, se montre confiant. « Nous pensons que globalement, collectivement, l’Afrique aura à gagner » dans le cadre de cette zone de libre-échange africaine.

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