Au Sénégal, le dialogue national dont le thème porte sur la réforme et la modernisation de la justice s’ouvre ce mardi, 28 mai 2024, au Centre International de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio. C’est le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qui a donné le coup d’envoi.
Ces assises qui vont finiront le 4 juin prochain verra la participation des Magistrats, avocats, mais aussi professeurs d’Universités, responsables d’associations et anciens détenus, pour identifier les dysfonctionnements et faire des propositions d’améliorations.
Le Bureau d’Information Gouvernementale (BIG), dans une note rendue publique le lundi, 27 mai 2024, indique que ces travaux qui seront restitués le 04 juin prochain porteront sur des thématiques importantes telles que le statut des Magistrats, l’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, les conditions de détention et de préparation à la réinsertion sociale des détenus, le régime de la privation de liberté, la prise en charge des enfants en danger ou en conflit avec la loi, etc.
Nos confrères de Rfi indiquent que c’était l’une des promesses du Président Bassirou Diomaye Faye lors de son premier discours, juste après son élection : réunir l’ensemble des acteurs du secteur de la justice pour un diagnostic complet afin de « redorer le blason de la justice », « réconcilier » la justice avec le justiciable et « identifier des pistes de solutions aux problèmes de la justice ».
Ils soulignent, par ailleurs, qu’en 2018, une réunion similaire avait eu lieu sous la présidence de Macky Sall, selon certains observateurs. Déjà à l’époque, les discussions avaient fait remonter certains points comme celui de faire du Conseil de la Magistrature « un organe autonome », le président de la République ne serait plus membre et ne nommerait plus les Magistrats qui le composent. Ces recommandations, qui étaient finalement restées lettre morte à l’époque, seront probablement formulées de nouveau lors de ces assises de la justice qui se dérouleront jusqu’au 4 juin.