Le mercredi 26 février 2025, l’exécutif communal de la ville de N’Djamena a porté son choix sur Senoussi Hassana Abdoulaye. L’homme aux multiples parcours a déjà présenté son cahier de charges pour ce qui est de la ville qu’il va diriger dorénavant. Mais, il importe de souligner que l’ancien N°1 de l’Ecole Nationale d’Administration et de l’Autorité de l’Aviation Civile du Tchad (ADAC) a une liste grandiose de défis qui l’attend en tant que maire.
De plus en plus grandissant, la capitale tchadienne, N’Djamena, voudrait se glisser dans la liste des grandes villes du continent africain, ou du moins des capitales politiques les plus modernisées dudit continent. Tout jeune, du village où des autres villes, se tient à la fameuse promesse de N’Djamena comme « Vitrine d’Afrique ». Mais, quelle vitrine dans une mosaïque des eaux usées pluviales ou fluviales ? Quelle construction citoyenne dans une ville où le fer, le ciment et les accessoires de construction sont sur les rangs des plus chers en Afrique ? Quel modernisme dans une société inondée chaque année ?
Senoussi Hassana Abdoulaye hérite d’une portion massacrée par le passé. Et ce, entre détournements des fonds et destruction des certains sites, réduisant l’économie des citoyens, premiers collaborateurs de la construction d’une ville à néant. En effet, si Senoussi peut encore compter sur la population, les tâches sont plutôt de taille.
Le nouveau maire de la ville de N’Djamena se doit de se charger à une vertigineuse liste de problèmes urbains, allant de la salubrité à la voirie en passant par la structuration des marchés sans pour autant détruire ceux qui existent. Aussi, sur sa liste, il a le transport public, le logement social. Le tout, dans une ville où tout semble au brouillon.
Senoussi Hassana Abdoulaye, ayant fait de sa politique une approche différente, plutôt proche des populations, arrivera-t-il à pousser celles-ci à encore faire confiance à un maire de la capitale ? Ce qui est sûr, c’est qu’au-delà des défis immenses qui lui regardent dorénavant, le nouveau maire de N’Djamena doit renouer les liens entre les populations, surtout commerçantes et les agents de la mairie, régulariser les contours du foncier et travailler de manière à changer les choses sur les cinq prochaines années. En effet, agents communaux et commerçants tchadiens se regardent, dans les marchés, en chien de faïence. Le citoyen reproche à l’agent une escroquerie et une suite d’abus de pouvoir et les agents reprochent à la population une bonne irrégularité citoyenne susceptible de condamnation.