Entrepreneuriat : la fabrication des meubles comme activité génératrice de revenus

Beaucoup de diplômés sans emploi ne comptent pas sur la fonction publique et embrassent les activités génératrices de revenus. Certains exercent le métier de menuiserie pour s’occuper de leurs familles. Ils créent leurs propres ateliers et embauchent d’autres jeunes chômeurs.

Titulaire d’un Master 2 en Gestion depuis 2015, Abakar Saleh n’a pas hésité à faire la menuiserie en 2017 pour subvenir aux besoins de sa famille. Il aidait son ami Hassan, le propriétaire de l’atelier de menuiserie, à fabriquer des meubles pour ses clients.  Quelques mois plus tard, il a décidé de travailler avec lui.

C’est ainsi qu’il a commencé à économiser l’argent, ce qui lui a permis d’ouvrir son propre atelier. Ensuite, Abakar a embauché 10 jeunes diplômés sans emploi. Pour lui, la finalité n’est pas forcément la fonction publique. Il faut avoir une vision plus précise, celle de gagner sa vie. « Il ne faut jamais compter sur la fonction publique. Au lieu de perdre le temps à attendre l’intégration, il est préférable d’exercer un autre métier. Aujourd’hui, j’arrive à m’occuper de ma famille grâce à la menuiserie et j’ai pu embaucher mes cadets qui attendent leur intégration », a-t-il expliqué.

Pour Djiraïngué Samuel, un autre diplômé sans emploi, aucun travail n’est honteux quand on est père et dans le besoin. Après l’obtention de sa licence en 2010, il s’est lancé dans la fabrication des chaises et tables. Il a signé des partenariats avec des écoles et des entreprises. Samuel gagne au moins 200.000 FCFA par semaine grâce à la menuiserie. Un salaire qui, selon lui, dépasse celui de certains fonctionnaires. Il s’en réjouit. « Dieu merci, on reçoit chaque jour des commandes, donc par semaine, on trouve au moins 200.000 FCFA. Ça dépasse le salaire mensuel de certaines personnes », a-t-il affirmé.

Enfin, Samuel conseille aux jeunes diplômés sans emploi d’embrasser les métiers qui peuvent leur apporter de l’argent et d’entreprendre pour qu’ils soient autonomes car « il n’y a pas de sot métier ».

Marie-Claire Tari Koumninga

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