La dégradation des routes sur certains axes de la capitale N’Djamena rend la circulation difficile, obstruant de fois le passage aux riverains. Des nids-de-poule aux chaussées boueuses, cette dégradation rapide des routes amène à se poser la question, est-ce le manque de professionnalisme dans la construction ou un laisser-aller de la part de l’État dans le suivi des travaux ?
Il suffit de faire un tour sur l’avenue Mathias Ngarteri dite axe CA7 ou l’avenue du 10 Octobre entre autres pour constater la dégradation des infrastructures routières. Des nids-de-poule, des chaussées boueuses, des crevasses, tels sont les obstacles à franchir pour vaquer à ses occupations. Une situation que déplore cet usager : « ils ont fait un travail qui a énormément coûté au trésor tchadien et voilà qu’à moins de dix ans l’axe CA7 demande déjà à être réfectionné, c’est vraiment lamentable ».
Selon Zoumki Ouzané, président de l’Ordre national des ingénieurs civils du Tchad, cette dégradation rapide des rues résulte de plusieurs facteurs notamment le manque de professionnalisme. « Nous avons toujours attiré l’attention du pouvoir public de faire associer les professionnels dans le domaine de construction. Ça peut être tant en amont comme en aval » dit-il.
Le président de l’Ordre national des ingénieurs civils du Tchad de poursuivre qu’« il faut faire des études géotechniques pour savoir la nature du sol, quelles sont les différentes composantes de la chaussée pour permettre d’avoir des bons résultats. »
Les autorités en charge des infrastructures sont interpellées à cet effet. Car la dégradation avancée des routes affecte la vie socioéconomique d’un pays. La route du développement passe par le développement de la route, dit-on.