De plus en plus, des voix s’élèvent pour réclamer la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres qui s’est prononcé mardi 19 septembre 2023, est favorable à une réforme dudit Conseil.
À l’occasion de la 78ᵉ session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, le Secrétaire général Antonio Guterres a déclaré que les institutions créées au lendemain de la seconde guerre mondiale ne reflètent plus le monde contemporain. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, depuis la tribune de l’ONU, a, à son tour, soutenu ce processus de renouveau institutionnel. « Le monde, en effet, est plus grand que cinq pays », a-t-il souligné. D’après lui, le Conseil de sécurité n’est plus un garant de la sécurité mondiale, c’est un champ de bataille de stratégie politique entre les cinq pays qui y sont représentés.
La réforme du Conseil de sécurité de l’ONU figure à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’organisation depuis quatre décennies, et fait l’objet de négociations intergouvernementales depuis près de 15 ans. Le président américain, Joe Biden, a réitéré le soutien de Washington à une telle réforme. La Russie s’est également, à plusieurs reprises, prononcée en faveur d’une meilleure représentation des nations d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie au sein de cet organe.
Il faut rappeler que c’est depuis 2016 que l’Union Africaine, à travers le consensus d’Ezulwini cherche, quant à elle, deux sièges permanents avec le droit de veto. Nombre de chefs d’État et de gouvernement sont appelés à se succéder à la tribune de l’ONU à l’occasion du débat général de l’Assemblée générale de l’ONU qui a débuté le 19 septembre et prendra fin le 26 septembre 2023. À noter que depuis sa création, le conseil de sécurité de l’ONU ne regroupe que cinq pays.